Ni les murs ni
“On ne rasera ni les murs ni nos chattes.” C’est en tout cas ce qu’avertissait hier le panneau d’une dame, scotché à l’extrémité d’un bâton. J’ai pouffé devant tant de créativité et puis j’ai réalisé qu’on en était encore là, à devoir déambuler chaque année dans la contrainte d’une seule journée afin de rappeler que ni les femmes ni la planète ne sont des territoires de conquête. Un homme alcoolisé a surgi au milieu du cercle de manifestants en brandissant l’humour comme seule menace : “Attention, je suis un homme, je suis dan-ge-reux !“ Il s’est fait huer, il est parti, penaud, à deux doigts d’aller de lui-même au coin.
C’est là que je me suis demandé si Poutine avait une mère. J’ai même tapé la question dans la barre de recherche de mon téléphone. Une vieille dame dans un village géorgien, photographie d’un enfant blond à l’appui, prétend être la génitrice du petit Vladimir. C’est vrai que les traits sont ressemblants, et ils portent les mêmes yeux, couleur de rivière pas polluée.
Bref, pour célébrer la journée de l'égalité Femmes-Hommes dans les sports de glisse, l’université de Bordeaux, délocalisée à Bayonne pour l'occasion, m'a invitée à animer deux tables rondes ce samedi 12 mars 2022. On va débattre du rôle des organisations dans la production des inégalités et de la glisse en non-mixité. Oh fant, du féminisme dans les sports d'action, point d'interrogation.
Si vous me cherchez, je serai juste derrière le micro tremblant à opiner du chef et à me souffler discrètement dans les mains moites. Ça va bien se passer.